mardi 19 octobre 2010

Hollywood adventure

Avez-vous vu Lord of War ?

Vous savez le film avec Nicolas Cage sur les trafics d’armes en Afrique. En lui-même, le film est fort divertissant et Nicolas Cage s’en sort à merveille dans le rôle d’un trafiquant d’armes mondialiste, puisant dans les réserves russes pour alimenter le monde entier. Une sorte de robin des bois mercantile et sans scrupule, faisant la pluie et le beau temps sur les pays en développement. L’histoire aurait pu s’arrêter là, à cette fiction made in Hollywood dont le but finalement poursuit celui de son héros gagner encore et toujours de l’argent. Oui mais voilà, ce héros cinématographique existe vraiment. Il s’appelle Viktor Bout. Après avoir « aidé » un grand nombre des conflits majeurs dans les années quatre-vingt dix, deux milles (y compris au sein de pays sous embargo de l’ONU), Il coule, aujourd’hui, des jours heureux dans une prison de Bangkok. Cependant, Viktor Bout continue d’alimenter la polémique autour de lui.

En effet, dès son arrestation en Thaïlande en 2008, les Etats-Unis, dans leur bon cœur, ont immédiatement demandé son extradition en sol américain pour qu’il y soit jugé. La légitimité juridique de cette demande étant que les USA considèrent les FARC (avec lesquels Viktor était en pourparler au moment de son arrestation) comme un groupe terroriste. Cependant, cette promptitude des Etats-Unis ne sied pas vraiment au Kremlin qui souhaite, plutôt, voir Viktor Bout retourner au pays. Il est vrai qu’on ne peut sortir des centaines de milliers de kalachnikovs et des troupes paramilitaires du sol russe sans quelques gros appuis politiques. Il se dit que c’est l’actuel vice président (et proche de Poutine) qui soit dans les petits papiers de Bout. Avouez que çà ferait désordre si ce dernier devait se mettre à parler. Toutefois le plus drôle dans cette histoire, c’est que les Etats-Unis n’ont que faire des anciens petits camarades russes de Viktor... Non ce qui intéresse fortement les démocrates, en perte de vitesse pour un second mandat de Barack Obama, c’est que Viktor balance un autre nom. Celui de Dick Cheney vice-président de sir George W. Bush. Imaginez un peu la publicité faite aux républicains en pleine campagne présidentielle.

Au final, nous voilà donc rassurer… Tout ce petit jeu diplomatique pour assurer la réélection des démocrates aux prochaines élections…. Nous avons eu chaud parce que j’ai cru un court instant qu’on allait vraiment s’attaquer aux trafiquants d’armes et leurs réseaux mondialisés… Ouf….

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