C’est de loin, avec le recul qu’on peut écrire… Qu’on peut raconter… En France, le froid, la neige, la grisaille hivernale. A Bamako son contraire. Ciel immensément bleu, sans nuage et soleil propice au dilettantisme. Cependant clichés trop appuyés ne reflètent totalement la réalité. Plus subtile, plus nuancée… Comme ces odeurs urbaines, entre friture du matin, eau stagnante du soir, parfum outranciers des femmes auréolées d’admirables boubous. Evasion de sens….. De tout les sens… Visuel, touché et surtout auditif…. Sa musique, sa transe ensorcelante…. Son blues légendaire qui ne cesse de hanter quand la mort s’accroche à chaque tournant, à chaque carrefour. Au soir et petit matin, dans la quiétude de la nuit, l’appel des minarets fait résonner le chant de la spiritualité… Un chant humble, doux et passionné… Loin loin des hargnes supposées…. Au alentour, ces vallons vert/ocre. Au sommet, sa colline blanche…. Présidentielle… Trône imparable sur cette capitale qui ne cesse de s’étendre….. En périphérie, dans le centre, en son cœur, les bâtiments se teignent… Gris, blanc, pastels rose ou jaune… Contacts faciles, mendicité partout, visages défaits, corps courbés, mal formés. Bamako petit village étendus à l’architecture anarchique et aux inégalités ouvertes. Beaucoup de choses à faire, à dire, à construire sans effacer ce bonheur simple des joies humaines.
Tout cela va me manquer mais comme toute chose, ses souvenirs sont maintenant gravés… D’autres suivront cette destiné… Petit à petit… Découverte par découverte….
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