Direction Gwangju, ville située dans un le sud de la Corée et dont la particularité est d’allier nature et culture. Ainsi à une quarantaine de minutes du terminal de bus, vous pourrez vous adonner aux joies de la randonnée au parc provincial Mudeungsan. S’élevant à 1187, la montagne du même nom est surtout connue pour ses particularités rocheuses qui sont assez réputées mais dont je n’ai pu faire faute de temps.
Côté ville, cette dernière accueille un complexe culturel assez important en comparaison des autres grandes villes que sont Daegu par exemple. Accessible par bus (Infaisable à pied depuis la gare ferroviaire), ce complexe accueille un musée folklorique, un musée national et un sur l’art contemporain. Ajouter à cela un grand hall d’exposition ou se tenait, de septembre à octobre, la biennale du design dont le slogan était cette année : desig.is.design.is.not.design. Soit un patchwork d’installations hétéroclites variant entre le design, l’art contemporain, l’architecture et le manifeste bien pensant.
Au final, une petite déception (peu de logique entre les œuvres et d’artistes coréens représentés) malgré quelques installations intéressantes comme l’étal des boissons énergisantes disponibles sur le marché (relecture du culte de la productivité absolue) et l’exposition design des différents sextoy pour messieurs callée à côté d’un pan entier de mur ou l’on pouvait admirer les différents physiques d’athlètes masculins et féminins de haut niveau.
Côté musées plus conventionnels, le musée folklorique remplit parfaitement son rôle. L’ensemble des explications sont en anglais et les installations/reconstitutions bien faites évitant l’aspect kitch. Didactique à souhait à défaut de présenter beaucoup d’objets d’époque.
Il en va différemment du musée national qui est situé en dehors du complexe. Pour ne pas vous faire perdre de temps inutilement, sachez qu’il faut se diriger vers le nord du complexe, dépasser le musée folklorique, traverser le parking puis la voix rapide. Musée assez intéressant retraçant l’histoire de la région depuis le paléolithique jusqu’à nos jours avec pour pièces majeures de magnifiques bouddhas en pierre emprunts d’une plénitude salissante. En plus, le musée accueillera prochainement une nouvelle salle dédiée aux objets en or (malheureusement pas encore finalisée lors de mon arrivée).
Le moins intéressant reste le musée d’art ou ne se côtoie que des expositions itinérantes. Au programme en ce mois de septembre des portraits de femmes au cours du 20éme siècle composés majoritairement de sérigraphies et non d’originaux et une exposition sur Joseph Beuys malheureusement tout en coréen (donc rapidement faite et dont seul ses dessins épurés de traineaux ont vraiment retenu mon attention).
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