vendredi 14 septembre 2012

Too big ! - NYC

 
Aujourd’hui ma thématique sera la plus évidente et celle qui frappe le visiteur dès les premiers instants ou il pose ses pieds dans New-York ou même dans le métro. Son gigantisme dans tous les sens du terme. C’est une évidence, tout le monde le sait mais il est bon de le rappeler. Plus que dans n’importe quelles autres mégalopoles, New-York nous fait sentir à quel point nous sommes petits… Tout petits…. Il y a d’abord ces trottoirs assez grands et larges pour embrasser des arbres ou une foultitude de passants avec la nette impression qu’on ne se sent jamais à l’étroit, ni cerné par son prochain contrairement à Tokyo par exemple. Puis il y a ces buildings témoins d’une culture bling-bling ou l’on ose s’afficher. D’ailleurs ce n’est pas tant la hauteur des gratte-ciels qui impressionne ni leurs foisonnements que leurs architectures. Architectures que je qualifierais de textures. Chacun a la sienne, certains immeubles sont plus aqueux, aquatiques, d’autres, au contraire, plus terrestres, plus ancrés dans le sol tandis que les prochains auront la tête dans les nuages et refléteront le ciel sans qu’aucun autre ne puisse les concurrencer. Il est donc surprenant de se laisser happer par ces colosses de briques ou de béton et de se noyer dans ses immensités de verre. Une vraie expérience.


  
 
Puis il reste les américains... Certains américains puisque New-York cultive un culte du corps prononcé, dopé par les nombreux magazines de mode et publicités vantant toujours la doctrine du « So cool » si chère à cette ville. Donc en termes de gigantisme ou de gargantuesque il y a toujours deux points, deux mesures. Généralement Manhattan ne se différencie pas de nos contrées mais si l’on pousse vers le nord ou tout au sud de Brooklyn on rentre dans une autre dimension. Celle justement ou le corps échappe à toute forme définie et aussi (ce qui fait le plus peur) à tout genre. Dans cette section ou la malbouffe est érigée en sainte loi doctrinaire (car odieusement peu onéreuse), le masculin et le féminin se confondent, se fondent. Impossible d’en faire la différence. Impossible d’y mettre les bons qualificatifs à ses formes vivantes, abstraites. Gigantisme donc dans tous les sens du terme….

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